Fin de saison en nord Cotentin et gros bars au leurre depuis la côte !

Fin de saison ne signifie pas rangement du matériel, bien au contraire ! Le pic d'activité de la pêche du bar est là ! Les derniers jours durant lesquels le prélèvement est autorisé sont sans doute les plus prolifiques de la saison. Voici quelques conseils pour réussir au mieux votre fin de saison depuis le bord de mer.

En fin de saison, de belles sorties sont possibles, surtout du bord. Dans cet article nous allons nous focaliser sur cette approche et plus particulièrement à travers le retour des dernières sorties en date. Le 30 Novembre annoncera la date de fermeture pour la période durant laquelle il est autorisé de prélever du bar. Il ne reste donc plus que quelques jours. Après cette date, il sera toujours possible de le pêcher à condition de remettre ses prises à l’eau. Cap sur la pointe du Cotentin, plus précisément au cap de la Hague, secteur connu pour ses forts courants et sa belle densité de poissons.

Quels changements ?

Automne signifie baisse des températures et baisse de l’activité nautique. Durant cette période il est possible de reprendre les sorties en pleine journée que vous avez certainement délaissées durant la saison estivale en raison de la forte activité sur l’eau.

Le comportement des bars change également. Ces derniers, pour qui le départ de la côte vers les zones se fraie se situent vers la mi-décembre, se regroupent en bancs. Ayant pour objectif de passer l’hiver sur les zones de reproduction (frayères), les bars emmagasinent un maximum de nourriture dans le but de constituer des réserves de graisse. Résulte de cela un pic d’activité alimentaire facilitant les prises.

Un bar pris du bord de côte
La fin de saison est la meilleure période pour tenter de capturer de jolis bars du bord de côte.

Les premiers coups de vent

L’automne annonce également l’arrivée des premiers coups de vent de l’année. Nous ne parlons pas de tempête mais de vents assez soutenus souvent orientés au sud-ouest. La partie ouest du Cotentin se retrouve alors exposée aux vents et à une mer agitée.

Prospectez l’écume

Le bar, prédateur avant tout, adore rôder dans la mousse à la recherche de proies désarçonnées par le tumulte engendré par ces conditions de mer.

Paysage de la Hague, Cherbourg
Entre deux coups de vent il est possible de pêcher la côte exposée. L’écume, bien visible, est bon signe. Les poissons seront certainement actifs au ras de la côte.

Le pêcheur du bord aura tout intérêt à prospecter ces zones. Un leurre souple de type shad ou un leurre de surface, très bruyant, seront adaptés à de telles conditions. Des leurres à forte sonorité en coloris naturels ou le blanc (qui est un indispensable) seront nécessaires pour faire monter les bars. Une sélection non exhaustive composée du Super Spook (Heddon), du Bonnie (Illex) 128 ou encore du Feed Popper 120 (Tackle House) vous permettront de faire face à un maximum de situations.

Que ce soit pour traquer le thon rouge ou le bar, le Feed Popper reste l’un de mes leurres favoris !

Une des phrase qui revient souvent est ” pour pêcher le bar, pêchez nez au vent”. Ceci est vrai et il est préférable de chercher les zones agitées plutôt que celles, au contraire, très abritées. Le confort de pêche sera moindre mais les résultats seront à coup sûr meilleurs !

Canne, moulinet et ligne

Pour traquer spécifiquement le bar depuis la côte il est préférable d’employer une canne un peu plus longue que celle employée en bateau afin d’optimiser la distance de lancer, la conduite de ligne et l’efficacité sur les ferrages longue distance. Un ensemble constitué d’une canne de 2,30 m minimum associée à un moulinet en taille 4000 sera idéal.

Du bord j’apprécie utiliser une tresse de qualité, bien ronde qui associe résistance et glisse dans les anneaux. Cela dans le but de gagner au maximum en distance de lancer mais aussi de limiter autant que possible la bannière due au vent. Plusieurs marques existent et excellent dans le domaine comme la nouvelle Varivas Ocean Blue 8 brins. J’ai sélectionné depuis plusieurs années un modèle qui correspond parfaitement à mes attentes. La Daiwa J-Braid Grand PE1.2 (16/100) pour une résistance de 22 lbs annoncée. Cette dernière est proche de la vérité. Elle résiste d’ailleurs très bien à l’abrasion.

tresse daiwa J braid grand
Disponible en de très nombreuses résistances, cette tresse est une valeur sûre proposant l’un des meilleurs rapports qualité-prix du marché.


En y associant un fluoro en 33/100 comme le Varivas en 16 lbs vous aurez une association cohérente permettant, en cas de croche, de casser au leurre et non le nœud de raccord. Ce fluoro, de très haute qualité est lui même très résistant à l’abrasion.

Pêcheur du bord de mer
Une canne longue permet non seulement de gagner en distance de lancer mais aussi de pouvoir prendre du recul par rapport au bord de l’eau et ainsi rester en sécurité lorsque les conditions de mer sont agitées.

Les bons leurres

Coté leurres, c’est souvent là que tout se joue ! En fin de saison, les poissons étant bien plus agressifs et désireux de se saisir de grosses proies, je n’hésite pas à monter en taille. J’emploie rarement des shads de moins de 12 cm. Après avoir fait référence aux leurres de surface (bruyants !) précédemment, en ce qui concerne les leurres souples, les shads ont la part belle. Du grand classique et des valeurs sûres comme Le Nitro Shad 120 d’ILLEX ou encore le Black Minnow taille 3 (120 mm) de Fiiish, avec les têtes adaptées en fonction de la profondeur, vous apporteront à coup sûr des résultats satisfaisants

Bars pris au black minnow 120 coloris bleu
Un bar de plus qui se sera laissé tromper par la nage irrésistible du Black Minnow !

Plus que quelques jours pour profiter de cette fin de saison qui devrait offir son lot de belles surprises. Il vous faudra forcément faire preuve d’un peu de détermination pour affronter des conditions météo moins clémentes qu’au cours de l’été mais la prise d’un joli poisson mérite que nous fassions cet affort